Manger moins pour vivre plus longtemps !

manger peu pour vivre plus longtemps

 Un de nos amis prétendait que réduire son alimentation  conduit à réduire ses dépenses, d’où une réduction des efforts et de la tension nerveuse: la conséquence en est déjà une vie plus heureuse et probablement plus longue ! …….

 L’excès de nourriture tue sans doute plus que la faim, dans les pays occidentaux tout au moins, où il a été reconnu que, pour chaque individu sous-alimenté, 99 souffrent de pléthore alimentaire. Jamais l’être humain, en Occident, n’a mangé autant qu’actuellement, à l’exception de quelques périodes de décadence, par exemple dans l’Empire romain, lorsque les riches et les puissants organisent des banquets durant des jours.

 Dés sa naissance, le nouveau-né est gavé. Il faut le rendre beau, c’est à dire gros. Mais déjà s’exercent les processus de libération: les vomissements, les diarrhées, les urines abondantes, la transpiration, les périodes fébriles, les éruption de peau, les catarrhes, etc.., sont les signes d’une action entreprise par l’organisme pour se libérer d’aliments surabondants ou toxiques. Plus le bébé est souffrant et s’affaiblit, plus les parents sont tentés de le forcé à s’alimenter. Le réflexe de gourmandise et la peur de mourir de faim s’imprègnent ainsi dans l’esprit de l’enfant et subsistent chez l’adolescent et l’adulte.

De nombreuses maladies résultent de cette suralimentation presque permanente. L’abus de condiments provoque les irritations et les fermentations gastro-intestinales. Les réserves organiques sont dépensées à un rythme accéléré pour tenter de sauvegarder un équilibre douteux et une santé précaire.

Nos 5 émonctoires, organes filtres: Le foie, les poumons, les reins, les intestins et la peau, sont les principaux voies d élimination..

Manger excessivement conduit donc à surcharger les organes éliminateurs et les systèmes digestif, circulatoire, neuro-endoctrinien sans oublier le  système respiratoire car nous savons qu’une bonne partie des graisses sont oxydées au niveau des poumons.

Un autre danger apparait, et il n’est pas négligeable à notre époque: nos aliments sont généralement imprégnés de poisons: depuis la culture jusqu’à la cuisine, en passant par le stockage, la conservation, les artifices de présentation, etc.., nos aliments sont dégradés. Le tube digestif est le premier à en souffrir et les muqueuses s’altèrent jusqu’à l’ulcération et à la cancérisation. Nombre de toxines s’introduisent également dan sang et les cellules où ils jouent un rôle particulièrement destructeur.

On compte plus de 100 000 molécules chimiques déversées dans notre alimentation..

L’homme a transformé son corps en un dépôts de détritus putréfiés: viandes en décomposition, amidon fermenté. Lorsqu’il devient malade, il impute la responsabilité de son état à son foie, à ses reins, à ses intestins…Alors, il se soumet à n’importe quel traitement, dans l’illusion qu’il n’aura pas à abandonner des habitudes alimentaires incorrectes.

Formules de base théoriques: 60/20/20 (en poids) → 60% de légumes et fruits crus et cuits: salade verte, chou, persil, cerfeuil, navet cru, betterave rouge, carotte crue, chou cru, melon, pomme poire. 20% d’aliments protidiques: viande et poisson pour ceux qui en consomment, oeuf, fromage, légumeuse (haricot, pois, fève, lentille, etc..) fruits oléagineux (noix, noisette, amande, etc…) . 20%  de glucides: pain, pomme de terre, riz, pâtes alimentaires, céréales, marrons et châtaignes, sucre, miel, etc..

Réduisons donc la ration alimentaire. Compte tenu de l’adoption de la règle des 60/20/20, plus ou moins modifiée en fonction de facteurs individuels, ramenons notre ration quotidienne à quelques centaines de grammes. L’assimilation des aliments sera améliorés par quelques facteurs particulièrement importants: une mastication prolongée, la quiétude affective et mentale, le repos avant et après le repas, et aussi par un facteur trop souvent négligé: la vraie faim et non un faux appétit induit par des  apéritifs, des artifices alimentaires, des médicaments et drogues dont nous connaissons, par leur résultats, la nocivité.

Terminons par une citation sans doute un peu longue mais que nous estimons particulièrement importante.

L’estomac victime de l’alcool, des médicaments et du tabac.

C’est l’estomac qui subit en premier lieu le « choc alcoolique » . On peut admettre, sans risque de trop se tromper, qu’un tiers de toutes les consultations pour troubles gastriques est le fait de l’acoolisme chronique banal, dû à la répétition de l’ingestion de quantités dites modérées d’alcool et de vin surtout, absorbées à chaque repas. Le second tiers résulte des effets directs et secondaires d’absorption de médicaments et le dernier tiers d’affections générales  et surtout tabagiques.

Si l’on passe à la loupe les travaux consacrés aux gastriques, on est étonné de noter que la mention causale de l’affection n’est pas pratiquement jamais indiquée, soit que l’origine alcoolique reste sous-entendue, soit qu’on taise la cause par pudeur. Dans leur ouvrage sur la physiologie de la sécrétion gastrique, le Dr Semb et Myren (1968) ni aucun des nombreux contributeurs de leur livres n’ont, à aucun moment, évoqué l’étiologie alcoolique. Dans un ouvrage sur la cytologie exfoliative de l’estomac, Jibbs (1968) a lui aussi totalement passé sous silence le rôle de l’alcool dans l’exfoliation cellulaire gastrique.

Dans les liqueurs apéritives et digestives, le problème se complique car l’addition de composés spécifiques change de tout en tout l’équilibre des constituants présents entre l’alcool et, par exemple, l’essence d’anis. Il suffit de se souvenir des ravages causés sur les estomacs chez les buveurs d’absinthe.

Source: Votre santé par la diététique et l’alimentation saine. André Passebecq aux éditions DANGLAS.

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